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Grandeur et décadence de la Grèce olympique

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Grandeur et décadence de la Grèce olympique

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En 2004, Athènes brillait de 1.000 feux à l’heure d’organiser les Jeux Olympiques d‘été. C‘était l‘époque de la croissance symbolisée par ce stade flambant neuf. Huit ans plus tard, le contraste est saisissant et l’enceinte olympique n’a plus du tout fière allure. Il faut dire que la crise est passée par là…

Plus généralement, l’héritage laissé par les Jeux n’est pas vraiment florissant, reconnaît le président du Comité olympique grec, Spiros Kapralos.

Spiros Kapralos: “Bien sûr que nous avons laissé passer des opportunités. Les Jeux de 2004 ont été un succès, que ce soit sur le plan de l’organisation, sur le plan sportif ou de façon plus générale sur le plan de la communication pour le pays. Mais tout cela a été perdu dès que les lumières de la cérémonie de clôture se sont éteintes. Malheureusement, notre pays n’avait aucune idée de la manière à employer pour faire fructifier ce succès.”

D’un point de vue sportif qu’elles semblent loin les 16 médailles décrochées à Athènes! Le budget alloué à la préparation olympique est passé de 30 millions d’euros en 2005 à 9 millions en 2009 et 5 millions en 2012. Bref, plus ça va, moins ça va, selon le président de la fédération grecque d’athlètisme, Vassilis Sevastis.

Vassilis Sevastis: “Après les Jeux Olympiques de 2004, il y a eu une sérieuse détérioration des infrastructures dédiées à l’athlètisme; ça a commencé par des coupes dans les budgets et ça s’est poursuivi par des négligences dans l’entretien des bâtiments et des centres d’entraînement édifiés pour les Jeux qui, pour la plupart, ont été laissés à l’abandon.”

De quoi laisser songeur à moins de 150 jours du coup d’envoi des Jeux de Londres. Le budget prévisionnel y a déjà été largement dépassé, le tout dans une Grande-Bretagne qui elle non plus n’est pas épargnée par la crise.