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Fukushima: la peur, un an après

Vivre dans la région de Fukushima un an après le tsunami, un an après la catastrophe nucléaire, cela relève du défi.

Pour les pêcheurs du port d’Iwaki, le travail se résume à une surveillance hebdomadaire des taux de radioactivité de l’eau. Ils pêchent aussi quelques poissons pour analyses.
En un an, les taux de radioactivité de l’eau sont descendus en dessous des limites autorisées. Mais pour le poisson, c’est plus compliqué:

“Notre moral est à zéro, explique ce pêcheur, on veut que la pêche puisse reprendre le plus tôt possible. Les craintes des consommateurs nous inquiètent plus aujourd’hui que les niveaux de radiation. On aide à la surveillance et on espère qu’un jour les consommateurs mangeront à nouveau nos délicieux poissons.”

Les enquêtes soulignent que les poissons plats tels que les limandes montrent encore des taux de radiation élevés, alors que les pieuvres, calamars, poulpes et crustacés seraient désormais sans risque pour la santé.

Dans les lieux publics de la ville de Fukushima, à seulement 50 kilomètres des réacteurs endommagés, la radioactivité est aussi étroitement surveillée. Elle a baissé, mais des endroits à risque persistent.
Les enfants n’ont pas joué dehors de l’hiver.

“Il y a beaucoup de gens inquiets à propos des radiations, explique ce responsable de la Croix-Rouge, les parents surtout ne veulent pas laisser leurs enfants sortir. Donc on avait décidé d’ouvrir ce parc de jeux intérieur pour leur permettre de jouer, d’avoir un endroit où courir.”

Un centre permanent devrait voir le jour à Fukushima.

En attendant, ces images d’insouciance sont les bienvenues. Dans cinq jours, auront lieu les commémorations du premier anniversaire du tsunami qui a fait plus de 20. 000 morts et disparus.

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