DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

La difficile indépendance de l'Abkhazie


Russie

La difficile indépendance de l'Abkhazie

Septembre 2011, Alexander Ankvab est investi à la présidence de la République d’Abkhazie. Il vient de remporter des élections anticipées, suite au décès de son prédeceseur. Mais aucun pays, à l’exception de la Russie, du Venezuela, du Nicaragua et des îles du Pacifique, ne reconnaît la légitimité de sa présidence. Car pour les Nations Unies, l’Abkhazie reste une région intégrée aux frontières de la Géorgie à laquelle elle fut rattachée en 1931 par Staline.

Après l’indépendance de 1992, la Géorgie envoit des troupes en Abkhazie pour éviter que celle-ci ne fasse sécession. Elles seront chassées du territoire l’année suivante après une guerre sanglante qui contraint la plupart des Géorgiens à partir. A l‘époque, plus de 20% des habitants de la région sont des Abkhazes de souche.

Mais il faudra attendre l’année 1999 pour voir l’Abkhazie déclarer formellement son indépendance.
Depuis, la région vit sous embargo international qui l’obige à vivre, de facto, sous la tutelle de Moscou.
Le Rouble est la monnaie en vigueur et le passeport russe le laisser-passer des quelques 250 000 habitants.

En aout 2008, la Georgie tente de reprendre par la force le contrôle d’une autre région separatiste et pro-russe, l’Ossétie du Sud. Mais l’opération déclenche une guerre avec Moscou.
L’Abkhazie profite du conflit pour s’emparer militairement des gorges de Kodori, un petit territoire frontalier contrôlé jusqu’ici par l’armée géorgienne. Cette vallée qui se faufile profondément dans le territoire abkhaze est une voie naturelle pour une invasion de la region.

En septembre 2008, les troupes russes se retirent progressivement des territoires géorgiens occupés durant le conflit du mois aôut. Mais elles resteront en Abkhazie. Dans la foulée, Moscou reconnaît l’independance de la région et s’engage formellement à proteger ses frontières de celles de la Géorgie.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Malade, le chef d'orchestre japonais Ozawa lève le pied