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Fukushima: un fermier résiste dans la zone d'exclusion

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Fukushima: un fermier résiste dans la zone d'exclusion

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Dans un paysage ravagé par un tsunami et une catastrophe nucléaire, un fermier japonais brave le danger. Naoto affirme être le seul à ne pas avoir quitté le village de Tomioka situé à moins de treize kilomètres de la centrale et qui comptait autrefois 16 000 habitants.

Le gouvernement japonais envisage justement de réduire la zone d’exclusion de vingt kilomètres autour de la centrale.

“Je ne peux pas dire que ce soit 100% sûr de revenir ici, mais ce n’est pas un problème pour les gens de mon âge.” dit Naoto. “Je ne sais pas ce qu’en pensent les gens avec des enfants, mais je pense que ce n’est pas un problème pour les gens de mon âge de revenir.”

Un brin fataliste, Naoto consacre ses journées solitaires à nourrir les animaux qui ont survécu à l’exode des humains.

A quelques jours de l’anniversaire de la catastrophe, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique se veut rassurante: “Fukushima Daiichi a tiré la sonnette d’alarme, les gens ont réévalué et repensé la sécurité nucléaire, et ils ont compris maintenant que la sécurité nucléaire est ce qui doit venir en premier.” affirme le directeur général de l’AIEA.

Yukiya Amano estime que l‘énergie nucléaire est plus sûre aujourd’hui qu’il y a un an. Cet avis n’est pas partagé pas Greenpeace, qui affirme que toutes les leçons n’ont pas été tirées.

Si l’Allemagne, la Suisse et la Belgique ont décidé de renoncer au nucléaire, cinquante pays ont fait le choix contraire.