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Grèce : les créanciers contraints de participer à l'échange de dette


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Grèce : les créanciers contraints de participer à l'échange de dette

La Grèce veut s’assurer la participation à son opération d‘échange de dettes du plus grand nombre de créanciers privés. Vendredi après-midi le gouvernement Papademos a donc activé les clauses d’action collectives qui forcent les créanciers privés à participer à une opération d‘échange de dette à laquelle ils ne voulaient pas participer volontairement car les nouveaux titres de dette grecque qu’ils détiennent valent 75% de moins que leurs anciens titres.

Sur un total de 206 milliards de dette entre les mains des créanciers privés, 177 milliards d’euros ont déjà été échangés. En activant les clauses d’action collective, le gouvernement veut s’assurer une plus large participation des créanciers et se rapprocher des 206 milliards de dette échangée.

“Nous allons subir une grosse décote en raison de la restructuration de la dette, affirme Michalis Massourakis, chef économiste chez Alpha Bank une des plus grandes banques grecques, mais en même temps, c’est très important pour nous car c’est le début du chemin vers le retour de la confiance dans l‘économie et le retour des activités bancaires en direction des entreprises”.

Ce sont évidemment les banques grecques qui se retrouvent en première ligne après la décote de la dette grecque : pour elles l’ardoise est de 45 milliards d’euros. En France, la facture sera de presque 16 milliards d’euros pour les banques et les assureurs. En Allemagne, le coût atteint 13 milliards d’euros.

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