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Le sort d'Hissène Habré à l'étude à la Cour internationale de justice


Tchad

Le sort d'Hissène Habré à l'étude à la Cour internationale de justice

L’ancien président tchadien, Hissène Habré, est accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il vit en exil au Sénégal depuis sa chute du pouvoir. Et à plusieurs reprises, les autorités sénégalaises ont été sommées d’organiser son procès. Mais rien n’a été fait dans ce sens.
D’où la procédure lancée en 2009 par la Belgique devant la Cour internationale de justice (CIJ). Bruxelles invoque le principe de compétence universelle pour engager des poursuites en cas de crime de droit international. La Belgique demande au tribunal de La Haye, soit d’ordonner au Sénégal de juger Hissène Habré, soit de l’extrader.

Hissène Habré, un interminable feuilleton judiciaire


  • Il fut président du Tchad de 1982 à 1990,
  • Le 1er décembre 1990 : Hissène Habré est renversé par Idriss Deby Itno, actuel président tchadien. Il fuit vers le Sénégal,
  • 3 Février 2000 : Il est inculpé au Sénégal pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité d’actes de torture et de barbarie par le doyen des juges d’instruction à Dakar,.
  • Le 16 septembre 2008 : une plainte est portée par les victimes d’Hissène Habré auprès du procureur près la cour d’appel de Dakar pour crime contre l’humanité et crime de guerre,
  • Le 15 aout 2008: il fut condamné à mort au Tchad,
  • Le 19 février 2009 : la Belgique introduit une instance devant la Cour Internationale de Justice contre le Sénégal. L’objectif : obtenir du pays qu’il juge l’ancien Président du Tchad, Hissène Habré, ou qu’il l’extrade vers la Belgique pour les crimes de masse commis durant son régime,
  • Selon un rapport de la Commission d’enquête nationale du ministère tchadien de la Justice (1992), le régime d’Hissène Habré aurait fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et certains groupes ethniques,
  • Pour en savoir plus, voir aussi : Site internet de Human Right Watch

Les audiences à la CIJ ont commencé ce lundi et vont durer jusqu’au 21 mars. Le jugement ne sera pas rendu avant plusieurs semaines.

L’homme a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990. Selon une commission d’enquête tchadienne, plus de 40 000 personnes ont été tuées lorsqu’il était au pouvoir, notamment des opposants.

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