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Belgique : angoisse et tristesse à Heverlee

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Belgique : angoisse et tristesse à Heverlee

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La petite rue devant l‘école primaire Sint-Lambertus d’Heverlee, dans la banlieue de Louvain, devait être le théâtre de chaleureuses retrouvailles. Mais ce sont deux bus vides, chargés de les conduire à l’aéroport, qui attendaient les parents des 24 élèves de l‘école passagers de l’autocar accidenté en Suisse.

Au moment du départ d’autres parents d‘élèves sont là, impuissants devant toute cette détresse.

“C’est terrible, je n’ai pas de mot. Je n’ai pas de mot pour dire…..ça doit être…. je me mets à la place des parents qui ce matin devraient voir les enfants, revoir les enfants après une semaine de classe de neige…..On ne peut pas s’imaginer”, réagit une habitante d’Heverlee, institutrice à la retraite.

L’instituteur et la monitrice ont succombé dans l’accident. Seize des 24 élèves ont survécu. Mais pour les huit autres, impossible de savoir, notamment à cause de problèmes de communication avec les autorités suisses.

“On a quand même l’impression que la communication n’est pas très bien passée. Donc pour demander un numéro en Suisse qu’on pourrait toucher, parce qu’on avait les photos des enfants, pour qu’on puisse les identifier…etc Nous avons l’impression que même les Suisses ont à un certain moment coupé l’information parce qu’ils étaient envahis par des coups de téléphone”, explique Louis Tobback, maire de la ville de Louvain.

Dessins et fleurs ont commencé à être déposés devant le mur de l‘école qui a choisi de ne pas fermer ses portes. Les autres élèves, parfois des frères et soeurs des victimes, ont été en classe, non sans la mise en place d’une cellule psychologique.