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Une grand-mère britannique victime des réductions de coûts


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Une grand-mère britannique victime des réductions de coûts

Une directrice de maison de retraite a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis pour négligence volontaire sur une personne âgée atteinte de démence sénile.

Karen Southern, 52 ans, infirmière, est la première personne condamnée par la justice britannique en vertu d’une loi entrée en vigueur en 2005 pour protéger les personnes âgées et vulnérables.

La directrice, qui n’avait pas assez de personnel, a de fait pratiquement livré à elle-même Joyce Farrow, 90 ans.

Cette grand-mère a passé seulement deux mois dans l‘établissement Bupa de Liverpool. Elle y a été placée après une attaque cardiaque.

C‘était en 2010. Sa fille a alors constaté que Joyce était souvent nue ou habillée avec des vêtements qui n‘étaient pas les siens, déshydratée, ses mains et ses pieds recouverts de matière fécale… Sa chambre était plus que dégoûtante.

Au bout de ces 2 mois, payés 4 500 livres, Joyce Farrow a dû être hospitalisée. Elle souffrait alors de déshydratation, d’une infection urinaire et présentait un oeil au beurre noir et des écorchures. Devant son état, les médecins ont appelé la police. La vieille femme est morte cinq jours plus tard.

Sa fille, Pauline Slaughter, n’a cessé de se plaindre: “Je me sentais impuissante et je suis sûre que d’autres fils et filles ont ressenti la même chose, je me devais de tout noter parce que je pensais que personne ne me croirait.”

A l‘époque, Pauline a désespérément essayé de faire changer sa mère d‘établissement, mais sans succès par manque de place.

Bupa a été accusé de faire pression sur ses directeurs pour réduire les coûts au maximum.

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