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Affaire Merah: entre enquête et controverse


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Affaire Merah: entre enquête et controverse

Qui était Mohammed Merah? Qu’est-ce qui l’a poussé à tuer sept personnes, à se retrancher pendant 32 heures dans ce petit appartement face à une armada policière, puis à se jeter sous le feu des balles ? L’enquête ne fait que commencer. Et les réponses seront sans doute longue à venir.

Ses faibles revenus ne permettent pas de dire par exemple comment il a pu acheter ses armes. Il aurait dit aux policiers du raid qu’il avait fait des cambriolages pour se financer.

A-t-il eu de l’aide ?
Sa mère doit être relâchée. En revanche, son frère et sa belle-sœur, ainsi qu’un autre homme de 27 ans vont voir leur garde-à-vue prolongées. Les enquêteurs auraient retrouvé des explosifs dans la voiture du frère, Abdelkader Merah.

Mais à cette enquête s’ajoute la controverse sur la mort de Merah et le fait qu’il n’ait pas pu être pris vivant. Son autopsie a révélé qu’il avait été tué de deux balles dans la tête, d’une dans l’abdomen, et ses membres présentaient une vingtaine d’impacts.

Pour le fondateur du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, Christian Prouteau, les policiers auraient dû asphyxier le tueur présumé avec du gaz lacrymogène.

Cette déclaration a obligé le patron du Raid, Amoury de Hautecloque, à s’expliquer. Ils avaient prévu les gaz lacrymogènes mais ils ont manqué de temps pour les utiliser:

“Je considère que dans les conditions où nous avons mené cette reprise des lieux, nous avons fait notre maximum et même au-delà du possible et du raisonnable, pour assurer cette mission”.

Hier soir, les habitants de la rue Vigné à Toulouse ont commencé à rentrer chez eux. Au numéro 17, dans l’immeuble criblé de balles, la police a filtré le retour des résidents sous le choc. Certains envisagent de déménager dès que possible.
Une assistance psychologique a été mise en place. Réparations et dédommagements vont suivre.

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