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Myanmar : les conflits ethniques au coeur des élections

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Myanmar : les conflits ethniques au coeur des élections

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L’armée de Myanmar s’accroche aux pouvoirs
politiques que la constitution de 2008 lui accorde. Lors de la journée des forces armées, et à seulement quelques jours des élections partielles de ce dimanche, le commandant suprême des forces armées, le général Min Aung Hlaing, a rappellé l’article 20 de la constitution rédigée en 2008 par les militaires, qui octroie à l’armée le devoir de défendre la dite constitution.

Des propos qui vont à l’encontre de ce que demande Aung San Suu Kyi. L‘éternelle opposante
à la junte militaire veut un changement de la constitution qui réserve aux militaires 25% des sièges au parlement et 3 postes aux gouvernement.
Aung San Suu Kyi, qui fait campagne pour décrocher l’un des 45 sièges en jeu ce dimanche, considère
que l’actuelle constitution est un obstacle pour la démocratie.

Après 20 ans de détention, la dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et prix Nobel de la paix avait été invitée par le président Thein Sein en août dernier. Une démarche qui avait surpris
tout le monde.

Aung San Suu Kyi a estimé par la suite que “le président était parfaitement sincère quand il a dit qu’il voulait amener une vraie démocratie en Birmanie et qu’il entendait déployer tous ses efforts pour y parvenir.”

Mais la démocratie et le scrutin de dimanche ont aussi une autre épreuve face à eux: les tensions ethniques, notamment le conflit qui oppose l’armée et les indépendantistes armés dans l’Etat Kachin. Cette région de l’extrême nord du pays conteste l’autorité de Rangoon, l‘élite Bamar qui dirige le pays depuis son indépendance en 1948.

Khin Zaw Win, institut Tampadipa:
“Comme nous le savons, le conflit ethnique qui frappe ce pays depuis les soixante ans passés n’a jamais été résolu. Je pense qu’aller de l’avant sans prêter attention à ces problèmes non solutionnés est tres risqué est dangereux.”

Des négociations de paix ont eu lieu à sept reprises depuis août, lorsque le Président Thien Sein a lancé un appel au dialogue pour trouver une solution définitive. Mais pour l’instant, elles n’ont rien donné.