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Eco-innovation : l'union fait la force

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Eco-innovation : l'union fait la force

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Serge Rombi, Euronews : «Dans Business Planet cette semaine, nous parlons “éco-innovation”. 3,5 millions d’emplois en Europe dans l‘éco-industrie, la plupart d’ailleurs dans des PME. Des PME qui, vous allez voir, se regroupent pour obtenir des financements européens. Et réussir l’essentiel : à savoir transformer leurs projets d’eco-innovations en une véritable application concrète sur le marché.»

Le bambou assainissement. Cet étonnant système de traitement des eaux polluées a été imaginé par une PME française spécialisée dans les éco-stations d‘épuration. Avantage du bambou, il agit comme un véritable filtre sans odeur ni boue d‘épurations. Inconvénient du système, il n‘était pas adapté aux structures industrielles avant que Véronique Arfi, directrice générale de Phytorem, ne réalise qu’il existait des fonds européens pour l‘éco-innovation. “On a saisi cette occasion pour avoir l’opportunité d’avoir un accès au marché et de pouvoir industrialiser notre solution, et pour bénéficier directement d’une vitrine pour nos futurs clients.”

Avec trois autres PME, Véronique Arfi a donc mis au point le projet “Briter Water” et l’a soumis à l’Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation qui a accepté de co-financer la moitié des 700 000 euros nécessaires à la mise en route d’une bambouseraie pilote. Celle ci a été installée sur un site agroalimentaire chez un industriel très impliqué dans le projet.

Romain Sadak, coordinateur sécurité environnement du Groupe Refresco France : “Nous avons mis à peu près 300 000 Euros dans la réalisation du projet pour avoir un projet non seulement pilote, mais un projet qui puisse être par la suite clairement exploitable par un industriel, et qui nous corresponde vraiment.”

Depuis le lancement du projet en 2009, Véronique Arfi a installé deux de ses bambouseraies sur des sites industriels en France, et est même en train de développer son activité à l’international. “C’est vraiment cette vitrine Britter Water qui nous permet aujourd’hui d’aller sereinement rechercher des partenaires à l’international. Et de leur dire : voilà quel est notre savoir-faire, voilà quel est notre métier, et voilà ce qu’on est capable aujourd’hui d’exporter, en recherchant des partenaires dans les travaux, dans les études, en dehors de nos frontières.”

Des filiales de son entreprise viennent de naître, sous forme de joint venture sur les îles de la Réunion et à Maurice. De sérieux projets sont également à l‘étude en Israël.

“Les clés du succès pour nous, ca a été en premier lieu la solidité du partenariat avec les PME, mais également avec notre partenaire industriel. Ça a été le financement européen qui nous a permis vraiment de monter un projet à une échelle industrielle. Et enfin, la crédibilité qui nous est apportée par le soutien et le label européen, et qui aujourd’hui nous permet de partir à l’international”, conclut Véronique Arfi.