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L'Azawad, terre de rébellion

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L'Azawad, terre de rébellion

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Ils ont fui leur pays le Mali pour chercher refuge en Mauritanie. Comme eux plus de 200 000 personnes ont dû quitter leur domicile au nord du Mali, la moitié sont parties dans les pays limitrophes. C’est l’offensive des Touaregs début janvier et la dangerosité dans le nord du pays qui a fait partir Zoulfa et ses 4 enfants vers le Niger. Zoulfa parle en tamashek, la langue des touaregs.

“Nous sommes des nomades, nous nous déplaçons et nous vivons dans différents endroits explique-t-elle. Là ou nous étions, des hommes armés nous ont attaqué , et nous ont pris tout ce qu’on avait, on a décidé de partir et d‘établir un nouveau campement, et les attaques ont recommencé.”

L’Azawad, au nord du Mali, est peuplé par des tribus touaregs, un peuple de nomades qui se déplace librement au delà des frontières dans une zone marquée en bleu sur cette carte. Ils sont quelque 3 millions, la plupart vivent au Mali, ils sont musulmans sunnites.

Le MLNA, le mouvement national de libération de l’Azawad veut l’indépendance de cette région du Mali pour y établir un république laïque. Hama Ag Mahmoud est l’un des ses dirigeants, il est basé en Mauritanie: il assure que le MNLA n’a aucun lien avec AQMI, et les mouvement djihadistes.

C’est mi-janvier que les rebelles touaregs ont lancé leur offensive contre l’armée malienne. Beaucoup d’entre eux sont des anciens combattants de l’armée de Kadhafi, des touaregs qui sont de retour après avoir fui la répression de l’armée malienne lors des précédentes rébellions touaregs.

Ils ont mené une offensive fulgurante dans l’Azawad, mais ils ne sont pas le seul groupe armé dans cette large région échappant à tout contrôle étatique. AQMI, Al Qaeda au Maghreb Islamique, y est active depuis longtemps, elle semble s‘être alliée à un autre groupe jihadiste, Ansar Dine, dirigé par un ex-rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly.

Tombouctou, la capitale de l’Azawad serait tombé sous le contrôle de ces islamistes armés. Ils auraient chassé le MLNA de la ville pour y instaurer la charia. Connue comme la “perle du désert”,
Tombouctou est inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1988. L’UNESCO a lancé un appel aux belligerants pour la ville mythique du nord malien soit respectée.