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Condamnations internationales unanimes après le coup d'Etat en Guinée-Bissau

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Condamnations internationales unanimes après le coup d'Etat en Guinée-Bissau

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Le président et premier ministre de Guinée-Bissau sont toujours détenus par l’armée. Le coup d’Etat militaire se poursuit et le Conseil de Sécurité l’a fermement condamné, appelant le rétablissement du gouvernement civil.

La capitale, Bissau, est désormais quadrillée par l’armée, qui a affirmé ne pas vouloir conserver le pouvoir mais vouloir lutter contre la présence de forces angolaises sur le territoire :

“Les choses ont commencé à empirer, a expliqué ce militaire, quand les premières armes de la mission angolaise sont arrivées en Guinée mais elles ont réellement empiré quand l’ambassadeur angolais est allé voir le commandement de notre armée et a eu l’audace de l’accuser de vouloir préparer un coup d‘état”.

C’est jeudi soir que les deux principaux dirigeants du pays, ainsi que d’autres responsables politiques, ont été arrêtés et emmenés dans une base militaire au nord de Bissau.

Le Portugal, ancienne puissance coloniale, a choisi de ne pas intervenir pour l’instant. Paulo Portas, ministre des Affaires Etrangères :

“C’est un devoir du gouvernement portugais que notre armée soit prête à assurer la protection des citoyens portugais. Mais nous ne devons pas confondre cela avec des actions militaires”.

L’armée a proposé un “gouvernement d’union nationale”, en s’y attribuant d’office les ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Le second tour de l‘élection présidentielle guinéenne devait avoir lieu le 29 avril.