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France : les classes populaires, l'inconnue de la présidentielle

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France : les classes populaires, l'inconnue de la présidentielle

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A la pêche aux classes populaires. A quatre jours de l‘élection présidentielle française, ceux qui se considèrent souvent comme les “oubliés de la campagne” sont dans le viseur des partis situés aux extrémités du spectre politique – Front National et Front de Gauche en particulier.

Encore indécis, comme 20% des Français, ce sont pour beaucoup des déçus de la politique :

“On essaie de récupérer des voix au moment des élections, explique ce boucher de Noailles, dans l’Oise, mais vous pouvez remarquer qu’au milieu du mandat, on n’entend plus parler des commerçants, pourtant on remplit bien les caisses de l’Etat, quand même”.

Marine Le Pen comme Jean-Luc Mélenchon se sont de plus en plus tournés vers l‘électorat populaire ces dernières semaines, et vers les ouvriers en lutte pour la survie de leurs usines, comme ici chez Sodimatex, dans l’Oise. Licenciements, délocalisations, pas sûr que ces promesses suffisent à mobiliser les électeurs.

“A l’heure d’aujourd’hui, il faudrait un candidat qui empêche de délocaliser, estime Adelino Tavares, ancien ouvrier chez Sodimatex, qui fasse un SMIC légèrement plus adapté à la vie d’un Français d’aujourd’hui. Je sais pas où il est, je ne sais pas”.

Les huit autres candidats en lice pour le premier tour ont tous plus ou moins évoqué les classes populaires, les plus touchées par la crise économique, Mais ce sont bien les partis radicaux qui pourraient bénéficier de leur vote, avec un déavantage pour la gauche radicale, divisée aujourd’hui en pas moins de trois candidats.