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La Confédération générale italienne du travail (CGIL), principal syndicat du pays, avait lancé un appel à la grève de quatre heures vendredi matin pour protester contre le projet du gouvernement de rendre les licenciements plus faciles pour les employeurs. Une réforme de l’article 18 sur le statut des salariés.

“Nous poursuivrons ce combat tant que le gouvernement ne reconnaîtra pas que sa réforme ne créera aucun emploi, a expliqué la secrétaire générale de la CGIL, Susanna Camusso. Il faut en revanche se pencher sur la question des contrats temporaires, dont la situation s’est aggravée.” Une réponse à ceux qui accusent le syndicat de protéger celui qui a un emploi stable sans penser au précaire.

En parallèle, les salariés des transports en commun de la capitale Rome mènent une grève de 24 heures
contre la politique d’austérité du gouvernement. Suscitant la colère de passagers, comme Licia Casole : “Ce n’est pas juste de faire ainsi grève dans une ville comme Rome qui n’offre aucun choix alternatif pour se déplacer.”

Mais, au regard des intentions du Premier ministre Mario Monti de mener coûte que coûte son pays à l‘équilibre budgétaire, les mouvements sociaux ne sont pas prêts de s’arrêter…