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Vendredi de contestation contre l'armée place Tahrir


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Vendredi de contestation contre l'armée place Tahrir

Libéraux et islamistes égyptiens se sont réunis place Tahrir. Ce n‘était pas arrivé depuis des mois. Ils veulent empêcher les militaires de se maintenir au pouvoir au-delà du délai prévu dans un contexte d’instabilité politique.

Le Parlement à majorité islamiste a voté une loi interdisant aux responsables de l’ancien régime de briguer la présidence. Mais c’est le Conseil Constitutionnel qui doit trancher.

“Nous réclamons que les personnalités de l’ancien régime y compris Amr Moussa soient exclues de l‘élection, l’adoption d’une loi qui dissolve le comité chargé de rédiger la constitution, et la libération des prisonniers politiques.” dit ce jeune manifestant.

Dix candidats ont déjà été exclus du scrutin, dont le salafiste Hazem Abou Ismaïl.

“Nous refusons le régime militaire, on en a marre des hommes de l’ancien régime. On a pas chassé des voleurs pour les remplacer par d’autres.” dit cette mnifestante salafiste.

Les candidatures d’autres candidats ont aussi été écartées, celles du numéro 2 des Frères Musulmans et grand favori Khairat Al-Chater, et de l’ancien chef des services secrets Omar Souleimane.

“Nous sommes tous ici place de Tahrir pour plusieurs choses. L’essentiel, c’est d’atteindre les buts de la révolution” dit cet homme.

A un mois des présidentielles, le pays n’a toujours pas de constitution. Et les militaires, censés quitter le pouvoir le 1er juillet, ont récemment laissé entendre que ce calendrier initial pourrait être bouleversé.

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