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France : l'interdiction de publier des chiffres avant 20h fait débat

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France : l'interdiction de publier des chiffres avant 20h fait débat

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Le scrutin du 6 mai prochain pourrait bien être perturbé par de nouvelles fuites sur internet.

Comme lors du premier tour, la fermeture échelonnée des bureaux de vote de 18h à 20h devrait inciter les médias francophones étrangers à publier des estimations de résultats fournis par les sondeurs français avant l’heure légale de 20h. De quoi peut-être fausser l‘élection si elle s’avère serrée.

Si pour l‘éviter, la Commission de contrôle de la campagne a proposé ce lundi matin que pour le second tour, le vote soit autorisé partout jusqu‘à 20h, le ministère de l’Intérieur a rejeté cette idée. “On ne change pas les règles du jeu entre les deux tours”, a t-il indiqué.

Guy Carcassonne, professeur de droit public :
“S’il y a 10.000, 50.000, 100.000, un million de personnes qui ont de fuites avant 20h, sur 45 millions d‘électeurs, ça n’a aucune importance, donc c’est véritablement prendre un marteau pour écraser une mouche, ça ne sert a rien, il vaut mieux garder les choses telles qu’elles sont”.

Le Parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ceux qui ont brisé l’embargo ce dimanche, notamment des médias belges et suisses mais aussi l’AFP qui a diffusé auprès de ses clients des estimations de résultats.

Un délit passible d’une amende pouvant atteindre 375.000 euros.

Giovanni Magi, Euronews, Paris :
“Les règles qui empêchent la diffusion de données sensibles remontent à il y a plus de trente ans, quand il n’y avait ni internet ni réseaux sociaux. Beaucoup se demandent si ce n’est pas le moment de changer ces règles. Le débat est ouvert.”