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France : les deux finalistes courtisent les électeurs de Marine Le Pen


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France : les deux finalistes courtisent les électeurs de Marine Le Pen

“Rien n’est joué”, “tout est possible”, dans le camp de Nicolas Sarkozy, on veut y croire. Mathématiquement, la victoire du président-candidat exigerait un captage de 80% des plus de six millions de voies récoltées par Marine Le Pen.
Politiquement, cela revient à s’emparer des thèmes forts du FN. Les chances de convaincre sur le pouvoir d’achat s‘étant érodées, l’immigration s’impose dans le débat.

“Le mot frontière, c’est pas un gros mot, c’est une erreur d’abaisser les frontières. C’est une erreur d’abaisser les frontières quand l’Europe ne défend pas les siennes. Nous ne pouvons pas continuer à recevoir autant de personnes étrangères chez nous car notre système d’intégration est bloqué parce que l’on reçoit trop de monde”, a avancé Nicolas Sarkozy sur France 2 mardi matin.

La pêche aux voies frontistes, un exercice imposé et périlleux… François Hollande quant à lui dit vouloir capter la “colère sociale” de ceux qui ont voté FN. Référence, notamment, à ce fameux vote ouvrier qui s’est émancipé du PS à partir des années 80.
Le candidat socialiste a lui aussi abordé la question de l’immigration :

“ Ma position est connue sur la régularisation des sans-papiers au cas par cas, mais dans la dignité, il (Nicolas Sarkozy) laissera penser que nous voulons tout accorder, c’est faux. Aujourd’hui il y a 30.000 regularisations chaque année, il (Nicolas Sarkozy) voudra reduire l’immigration légale de moitié, cette immigration légale qu’il a pourtant acceptée pendant 10 ans.”

Quant à Marine Le Pen, elle affichait un large sourire, hier matin, face aux caméras. Score historique du FN qui se voit attribuer le rôle d’arbitre… La patronne des frontistes, qui s’exprimera le 1er mai, a réïtéré ses vives critiques vis à vis des deux finalistes.

“ Je ne crois plus en la sincerité de Nicolas Sarkozy ; ça fait 5 ans qu’on est gavé de promesses d’un coté comme de l’autre, ce que je vois, moi c’est que dans les régions il y a des socialistes, dans les mairies il y a des socialistes et avec Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat ça a été plus d’immigration, plus de laxisme, plus d’impôts, plus de taxes, ça a été tout cela”, a-t-elle déclaré sur le plateau du JT de France Télévision.

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