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Japon : feu vert pour le redémarrage partiel d'une centrale à Ohi


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Japon : feu vert pour le redémarrage partiel d'une centrale à Ohi

“Sans danger et nécessaire”, c’est en ces termes que le gouvernement japonais a donné son feu vert le 13 avril au redémarrage de deux réacteurs nucléaires, dans l’ouest du pays.
Motivée par une pénurie d‘énergie, cette décision ne manque pas de déclancher des protestations. A Tokyo, des militants anti-nucléaire, tout de blanc vêtus, ont amorcé une grève de la faim.

“Je me sens responsable de cette crise nucléaire, parce que je n’ai rien fait pour arrêter cette hégémonie du nucléaire, c’est le dernier combat de ma vie”, témoigne Junichi Yamada.

“Pour moi, Fukushima doit être la dernière centrale, sinon, on court vers notre perte”, renchérit Kouzo Yamada, un autre militant anti-nucléaire.

Les deux réacteurs de la centrale qui pourraient être relancée se situent en bord de mer, dans la ville d’Ohi, à cent kilomètres d’Osaka. Selon le gouvernement japonais, ces réacteurs sont conformes aux nouveaux standards, et les risques, en cas de séïsme, s’avèrent nuls. Toutefois, la Commission de sureté nucléaire n’a pas été consultée.

“Même si le gouvernement lui demandait son avis, elle ne pourrait pas répondre car la centrale est à l’arrêt, argue le maire d’Osaka Toru Hashimoto.
Donc comment peut-on parler de sécurité ? C’est un signe de l’effondrement de notre administration.”

Ces réacteurs de la centrale d’Ohi avaient été arrêtés en 2011, pour entretien de routine. Mais suite à la catastrophe de Fukushima, ils navaient pas été réactivés… Par mesure de précaution.

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