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Timochenko : le prix de la splendeur

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Timochenko : le prix de la splendeur

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Figure emblématique de la Révolution Orange,
elle a marqué les grosses manifestations de 2004 contre l‘élection à la présidence de Viktor Yanukovitch, amenant à un nouveau scrutin, en décembre, et à l‘élection de l’autre figure de la révolte, Victor Ioutchenko.

En février 2005, l’ancienne princesse du gaz prend la tête du gouvernement. Mais les dissensions avec le nouveau président ne vont pas tarder. Son cabinet dure moins de 8 mois.

Femme de caractère, obstinée, dans la foulée des législatives de 2007, Timochenko est à nouveau nommée Premier ministre pour Iouchtchenko, sur fond de tensions internes croissantes.

En 2010 le bleu revient en Ukraine, le candidat pro russe Yanukovitch l’emporte contre elle à la présidentielle, une course serrée dont elle dénonce les fraudes. Commencent alors ses déboires judiciaires.

L’ex Premier ministre est accusée d’abus de pouvoir lors de la signature d’un accord gazier avec la Russie jugé préjudiciable à l’Ukraine. En octobre 2011, elle est condamnée à 7 ans de prison. Les réactions internationales fusent. Immédiatement, elle est inculpée à nouveau notamment pour fraude fiscale, et encourt jusqu‘à 12 ans de prison…

Les audiences se passeront en son absence, en raison de ses problèmes de santé. Elle a toujours refusé toute forme de traitement médical proposé par le gouvernement.

Ses conditions d’incarcération sont dénoncées par ses avocats et ses proches, qui accusent les autorités de la «conduire à la mort”. Timochenko parle de vengeance personnelle. Pour les occidentaux, il s’agit d’un procès politique.