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Antidopage : Le comité olympique accrédite un laboratoire officiel des JO de Londres

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Antidopage : Le comité olympique accrédite un laboratoire officiel des JO de Londres

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La laboratoire satellite du “King’s College London Drug Control Centre”, situé à Harlow (Essex), a reçu l’accréditation du comité olympique le 23 avril 2012. Un laboratoire antidopage de la taille de sept courts de tennis dans lequel plus de 150 scientifiques s’affairent à démasquer les tricheurs. C’est donc ici que les prélèvements effectués sur les athlètes pendant les Jeux Olympiques de Londres cet été seront analysés, répertoriés et stockés.

Le Pr. David Cowan supervise toutes les analyses réalisées par les scientifiques du “King’s College Olympic Drug Control Centre” : “Le sang nous révèle ce qu’il y a dans le corps. Quand vous prenez quelque chose et que vous l’injectez, ça se retrouve dans le sang immédiatement. Si vous l’avalez, ça prend un peu plus de temps. Dans un échantillon d’urine, on retrouve ce que le corps a laissé et cela prend plus de temps pour que les substances apparaissent. Mais nos tests sont très précis donc même si les substances commencent tout juste à apparaître dans l‘échantillon d’urine, nous pouvons le détecter.”

Tous les sportifs qui participent aux Jeux Olympiques peuvent être contrôlés. Le dépistage est même automatique en cas de médaille.

Ceux qui sont épinglés risquent gros. Les conséquences sur leur carrière peuvent être sévères. Pourtant, à chaque olympiade, des athlètes tentent d‘échapper à la détection.

Pr. David Cowan : “Si vous prenez un substance particulière, ce que nous allons voir c’est la suppression naturelle d’hormones. C’est alors que nous commençons à chercher plus en profondeur pour découvrir un composant jusqu’ici inconnu.”

Chaque échantillon est analysé au spectromètre de masse. Un test suffit pour détecter la présence de très nombreuses substances. En douze heures seulement, le laboratoire peut donner les résultats préliminaires.

Pr. David Cowan : “Quatre années se sont écoulées depuis les Jeux Olympiques de Pékin. La science a progressé très rapidement. Les spectromètres de masse que nous utilisons sont très sophistiqués. Les instruments qui nous permettent de découvrir les composants présents dans un échantillon de sang ou d’urine sont beaucoup plus sensibles que ceux utilisés à Pékin et peuvent travailler bien plus rapidement.”

Pendant les Jeux Olympiques de Londres, près de 400 échantillons d’urine ou de sang seront analysés chaque jour.