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Prisonniers de l'ETA : le gouvernement espagnol assouplit sa position


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Prisonniers de l'ETA : le gouvernement espagnol assouplit sa position

Le gouvernement espagnol a présenté ce jeudi un plan de réinsertion des prisonniers. Cela concerne notamment les détenus de l’ETA, l’organisation terroriste basque, en tout cas ceux qui acceptent de renoncer à la violence. Ils pourront bénéficier sous conditions, de mesures de rapprochement, autrement dit, purger leur peine de prison au pays basque. C’est une demande récurrente des familles des prisonniers.

“Si un prisonnier de l’ETA manifeste de manière claire, sa volonté d’abandonner l’organisation terroriste ETA, alors, il remplit les conditions nécessaires pour intégrer ce programme (de réinsertion)”, a expliqué le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz. Les autorités ajoutent que le rapprochement des prisonniers sera facilité mais pas automatique.

Actuellement, près de 700 militants de l’ETA sont sous les verrous. La plupart du temps, loin de leur famille.

“Il s’agit d’une mesure positive”, estime
Josu Erkoreka, membre du PNV, un parti nationaliste de centre-droit. “Nous saluons ce programme, nous allons le soutenir”, ajoute-t-il.

Les militants de la gauche indépendantiste, eux, sont beaucoup plus hostile à ce plan qu’ils considèrent comme “un rideau de fumée”. “Cela ne représente pas une avancée substantielle, commente Martin Garitano, de la coalition Bildu. Ce que l’on demande, c’est le rapprochement immédiat de tous les prisonniers politiques basques.”

Les familles des victimes regrettent que les détenus de l’ETA ne soient plus obligés de présenter d’excuses. Et de fustiger une concession faite par le gouvernement. Le Premier ministre Mariano Rajoy a tenu à préciser qu’il n’avait pas changé, sur le fond, la politique anti-terroriste.

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