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Le grand jour pour le "Slumdog Theatre"

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Le grand jour pour le "Slumdog Theatre"

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Le 3e épisode de Génération Y vous avait emmené dans les coulisses d’un groupe de jeunes artistes Roms de Slovaquie. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir les images de leur 1er concert en dehors de leur pays, à Bruxelles.

L’évènement a été organisé par la Fondation Yehudi Menuhin avec le support de la Commission Européenne.

“Le fait que nous soyons venus dans le ghetto Rom de Moldava Nad Bodvou avec des artistes ambassadeurs de la Fondation Yehudi Menuhin dans lesquels nous avons inclu Ida Kelarova et ses musiciens Roms a été vraiment très fort pour les enfants parce qu’ils ont découverts les cultures du monde entier. A un moment donné ils ont appris la samba brésilienne, une chose qu’ils n’auraient jamais fait si on n’avait pas amené un de nos artistes ambassadeurs”, affirme Marianne Poncelet, vice-présidente de la Fondation Internationale Yehudi Menuhin.

“Nous sommes venus un peu pour approfondir ce travail de création collective à travers les arts, qui fait changer la réalité et qui donne un espoir. Si on travaille sur soi-même et si on trouve la force en soi, la résilience pour sortir d’une situation difficile et bien cela est possible à travers les pistes qu’offre l’art”.

La chanteuse Ida Kelarova œuvre précisément à la promotion de l’intégration à travers la musique. Elle a créé sa propre association en République Tchèque et elle permet aux enfants les plus talentueux de suivre des cours pour les aider à sortir de la misère.

“Il y a tous ceux qui travaillent avec les Roms pour changer les stéréotypes qui sont vraiment négatifs et qu’il faut effacer. Moi je trouve qu’au-delà de donner de l’argent à des associations qui travaillent en local, il faudrait sensibiliser les pouvoirs publics dans tous les pays de l’Union Européenne pour inclure dans le programme scolaire des enfants, dans le primaire, un programme basé sur la découverte de la culture Rom. Cela changerait tout. On n’aurait plus peur des Roms, on les apprécierait, on les aimerait, comme moi je les aime depuis 20 ans que je les connais”, dit Marianne Poncelet, vice-présidente de la Fondation Internationale Yehudi Menuhin.

La fondation avec le soutien de la Commission Européenne va poursuivre le travail à Moldava Nad Bodvou, en Slovaquie. En juillet, les enfants pourront faire des ateliers vidéo et suivre des cours de capoeira brésilienne avec des artistes de différents pays.