DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Elections législatives dans un pays en guerre, la Syrie

Vous lisez:

Elections législatives dans un pays en guerre, la Syrie

Taille du texte Aa Aa

Les autorités parlent d’un “défi à la guerre terroriste”. L’opposition dénonce le caractère “absurde” de la situation et a appelé au boycott du scrutin.

Des élections législatives se tiennent ce lundi en Syrie. Pays en proie depuis 14 mois à une contestation réprimée dans le sang : 9 000 à 11 000 morts selon les Nations unies ou l’observatoire syrien des droits de l’Homme, et des dizaines de milliers de prisonniers. “Avec tout ce que nous avons vécu, il est de notre devoir de voter et d’exprimer ainsi notre point de vue, estime une femme, électrice dans la capitale Damas. Sinon, cela reviendrait à un renoncement.” “Tout le monde devrait voter, explique aussi un homme. Nous devons désigner ceux que nous voulons voir au Parlement afin qu’ils puissent faire valoir nos positions auprès du gouvernement.” Au milieu de ce chaos, les observateurs de l’Onu tentent, tant bien que mal, d’exercer leur mission. Tant bien que mal, puisque les affrontements se poursuivent, malgré le cessez-le-feu décrété le 12 avril : “Nos observateurs continuent leur activité consistant à s’assurer du respect d’un arrêt complet des violences”, commente un porte-parole du contingent des Nations unies sur place. Mais dans les villes encore acquises à la cause des rebelles, comme Hama ou Idleb, ceux qui enterrent leurs morts doutent de l’efficacité de cette mission onusienne. Et ils qualifient ces élections législatives de “mascarade”.