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Les défis qui attendent le nouveau cabinet israélien

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Les défis qui attendent le nouveau cabinet israélien

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Manoeuvre politique de dernière minute du Premier Ministre israélien. Pas plus tard qu’hier, Benjamin Netanyahu justifiait d’avancer les élections générales prévues pour octobre 2013, en proposant la date du 4 septembre prochain. Son but: établir un gouvernement large pour faire face aux défis qu’attendent l’Etat d’Israel.

Mais en coulisses, il négociait un accord avec le chef de Kadima, Shaul Mofaz pour former un gouvernement d’union nationale sans passer par les urnes. Une aubaine pour cet ancien général, élu chef de file de Kadima lors des primaires de mars 2011 qui ont évincé Tzipi Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères.

Les sondages annonçaient en effet une chute libre de Kadima en cas d‘élection : le parti centriste dispose actuellement de 28 sièges à la Knesset. Il est sûr de les garder.

De plus, l’accord entre Netanyahu et Mofaz, ouvre la porte au remplacement de la loi Tal par un texte plus égalitaire. Cette loi, qui exempte les juifs religieux orthodoxes du service militaire, est défendue par les partis religieux et de l’ultradroite de l’actuelle coalition gouvernementale.

En réunissant une majorité historique de 94 sièges sur 120, Nétanyahu se donne aussi un soutien pour une éventuelle attaque contre l’Iran et lance un avertissement à Téhéran et à la Communauté internationale. Israel considère l’année prochaine cruciale pour que l’Iran fasse marche arrière avec son programme nucléaire.

Reste que cette nouvelle majorité avec Kadima va devoir faire face rapidement à la question des implantations juives en Cisjordanie.

La Cour Suprème d’Israel vient d’ordonner au gouvernement de démolir 5 immeubles d’habitation a Ulpana, donnant raison aux palestiniens propriétaires legaux des terrains sur lesquels ils ont été batis. Les colons veulent que le gouvernement légalise les constructions, au prix d’une condamnation internationale et peut être de l’opposition de Kadima.