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Algérie : le FFS dénonce des irrégularités

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Algérie : le FFS dénonce des irrégularités

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En Algérie, les islamistes modérés ne sont pas les seuls à crier à la fraude électorale à l’issue des législatives du 10 mai qui ont vu la consécration du FLN (Front de libération nationale, au pouvoir) qui renforce sa présence au Parlement. Interrogé par euronews, Ali Laskri, premier secrétaire du FFS (Front des Forces Socialistes), dénonce lui aussi des irrégularités.

Ali Laskri, secrétaire national du FFS :

“Le problème, c’est que beaucoup d‘électeurs n’ont pas trouvé leur nom sur les registres. Autre souci électoral : il y a des bureaux de vote qui ont été supprimés. Donc il y a eu énormément de contraintes pour l‘électeur pour aller voter. Et ça fait aussi en sorte de fausser les résultats. (…) On connait le Parlement algérien, par rapport à sa représentation. Ceux qui utilisent l’argent sale sont souvent là-bas, donc c’est un Parlement qui est surtout dans le business et les affaires, plus que dans le vote des lois pour apporter quelque chose aux Algériens par rapport à leurs droits.

Farouk Atig, euronews :
“Avez-vous le sentiment que les islamistes modérés associés au pouvoir, qu’on donnait grands vainqueurs à priori de cette législative, ont été muselés ?”

Ali Laskri, secrétaire national du FFS :
“Les islamistes algériens aujourd’hui ne sont pas la solution. Après la décennie noire que nous a vécue, et la violence qui a échoué, et la pauvreté puisque la moitié des Algériens vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Il y a aussi la menace extérieure qui est là : il y a le cas libyen, le cas malien, il y a le Sahel. Donc ils ont échoué, le pouvoir a échoué par rapport à la violence, et eux aussi ont échoué, les islamistes ont échoué en Algérie aujourd’hui.”