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Syrie : l'Europe durcit un peu plus ses sanctions


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Syrie : l'Europe durcit un peu plus ses sanctions

Pour la quinzième fois, l’Union européenne sanctionne la Syrie. Les ministres des Affaires étrangères des 27 ont ajouté trois noms et deux sociétés syriennes sur leur liste noire. Mais ils agrippent encore au plan Annan malgré les violences continues :

“ Ce n’est pas illimité. Le plan Annan ne dispose pas d’une période indéfinie pour fonctionner, mais c’est le bon plan. C’est le meilleur plan pour toute forme de transition pacifique en Syrie. “

Les sanctions européennes sont très vastes. Elles visent notamment la banque centrale, le commerce des métaux précieux et incluent un embargo pétrolier. Plus difficile en revanche de faire arriver à bon port l’aide humanitaire.

“ Nous avons parlé des couloirs humanitaires, de la capacité de faire parvenir une aide humanitaire au pays avec peut-être une présence militaire. “

Une présence militaire. Depuis plus d’un an, cette question taboue se heurte à de fortes résistances en Europe comme à l’ONU. Et la présence d’observateurs n’a qu’un impact très réduit, reconnaît le chef de la diplomatie finlandaise.

“ 300 personnes peuvent seulement avoir un effet limité car jusqu‘à présent, il a été prouvé que là où il y avait des observateurs il n’y avait pas de combats, mais quand ils partent, la violence reprend. “

Actuellement, un peu moins de 200 bérets bleus sont sur place. Leur nombre sera progressivement porté à 300. Un service minimum que les Européens ne peuvent que soutenir tout en sachant qu’il ne suffira pas à faire cesser cette guerre civile qui ne dit pas son nom.

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