DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Grèce : un mois d'hibernation politique avant une élection cruciale pour la zone euro


Grèce

Grèce : un mois d'hibernation politique avant une élection cruciale pour la zone euro

Le mois qui vient sera un mois d’hiver politique en Grèce. Dirigé par le président du conseil d’Etat Panayotis Pikramenos, le gouvernement de transition qui a prêté serment ce jeudi matin n’a qu’une seule et unique mission : préparer les législatives du 17 juin. Les ministres travailleront d’ailleurs bénévolement pendant un mois.

Un mois d’attente, un mois d’inquiétude. Sanctionnés le 6 mai, les partis historiques comme les conservateurs de Nouvelle Démocratie font de l‘élection un référendum sur l’appartenance à la zone euro : “Ce sera aux Grecs de décider s’ils veulent un gouvernement pro-européen ou s’ils choisissent une route qui les conduira à l’isolement total. Je leur fait confiance pour choisir la première option”, déclare Kyriakos Mitsotakis, l’un de ses membres.

Une sortie de la zone euro est alimentée par la popularité grandissante de la gauche radicale. Résolument opposé au plan d’austérité, le parti Syriza est le favori des enquêtes d’opinion. Devant la parlement, son leader Alexis Tsipras a accusé les autres formations de “vouloir terroriser les Grecs” avec la menace d’une sortie de l’euro, afin dit-il, de “faire céder Syriza”.

Malgré plus de dix jours d’impasse politique, les Grecs n’ont pas cédé à la panique, même si plusieurs centaines de millions d’euros ont été retirés des banques. Reste que la tension va progressivement monter jusqu‘à cette échéance du 17 juin prochain, cruciale pour la zone euro.

Prochain article

monde

France : parité historique et réduction de salaires des ministres