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Sommet de Bruxelles : division sur les eurobonds

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Sommet de Bruxelles : division sur les eurobonds

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Six heures de discussions et pas de décision concrète. Une seule certitude affichée à l’issue du sommet de Bruxelles, la Grèce doit tenir ses engagements et rester dans la zone euro. Et ce quel que soit le résultat des élections du 17 juin.
 
Certains leaders appellent à un plan de secours en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, alors que d’autres démentent de telles prévisions.
 
En tout cas, si la Grèce veut être aidée, elle doit poursuivre les réformes:  “La zone Euro a fait preuve d’une solidarité considérable, en déboursant avec le FMI près de 150 milliards d’euros pour soutenir la Grèce depuis 2010.” a déclaré Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen.
 
Un autre sujet était au cœur des discussions: la création d’euro-obligations pour mutualiser la dette. François Hollande mais aussi Mario Monti y sont favorables alors qu’Angela Merkel y est farouchement opposée, appuyée par les Pays-Bas et la Finlande
  
“Je respecte le point de vue de Mme Merkel quand elle dit, les eurobonds ce n’est pas un instrument de croissance, en tant que tel, mais c’est un instrument qui peut permettre dans certaines conditions la croissance, donc nous aurons ce débat qui va se poursuivre” prévoit François Hollande.
 
S’ils ne sont pas d’accord sur les outils, les dirigeants européens s’accordent au moins sur un objectif: renforcer l’union économique pour soutenir l’Union monétaire.
 
Notre correspondant sur place, Rudy Herbert, constate que pour l’heure, rien a été décidé: “Des décisions seront prises lors du prochain sommet en juin. Après une très longue soirée, nous pouvons maintenant dire que les différences sont énormes sur de nombreux sujets. Le débat va se durcir dans les semaines à venir.”