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En Grèce, les journalistes s'y mettent aussi

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En Grèce, les journalistes s'y mettent aussi

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Une grève de 24 heures a été décidée dans le secteur des médias pour réclamer un maintien des emplois et protester contre les coupes salariales généralisées dans le secteur, sinistré par la crise.

Une grève qui est en principe obligatoire pour tous les journalistes grecs, qui s’exposent sinon à des sanctions corporatistes.

“Il n’y a pas que nous qui ayons quelque chose à perdre dans cette grève, explique ce gréviste, mais le public aussi, car les informations, ça n’a pas de prix. Nous essayons de faire comprendre à tout le monde qu’avec des travailleurs pauvres et mal assurés il ne peut y avoir d’information, et le pays ne peut pas fonctionner sans”.

Artificiellement gonflé depuis 1990 par le clientélisme politique, d’abondants crédits bancaires et l’absence de toute réglementation, le secteur des médias a perdu en deux ans trois quotidiens et une chaîne de télévision privée.