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Partenaires mais aussi rivaux, Moscou et Pékin tentent de trouver le bon tempo

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Partenaires mais aussi rivaux, Moscou et Pékin tentent de trouver le bon tempo

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Sur la même longueur d’onde au niveau international. La Russie et la Chine sont d’accord sur la Syrie. Les deux pays ont refusé à deux reprises ces derniers mois de soutenir les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant Damas et le régime de Bachar al Assad. Des intérêts géo-stratégiques qui se vérifient aussi pour l’Iran. Là encore, Moscou et Pékin font front commun pour éviter de nouvelles sanctions à Téhéran dont le programme nucléaire nourrit les doutes des Occidentaux.

La proximité de ces deux grands voisins ne s’arrête pas à la diplomatie. Elle est d’abord géographique et de plus en plus économique dans des domaines de plus en plus divers comme l‘énergie et surtout les hydrocarbures.

La Chine est le premier partenaire commercial de la Russie même si les échanges entre les deux puissances pourraient se porter encore mieux de l’avis même de plusieurs experts. Ils ont pourtant déjà progressé d’au moins 40% chaque année depuis 2009. L’objectif étant de dépasser les 80 milliards d’euros en 2015.

Plus de commerce oui mais aussi plus de concurrence entre les deux partenaires. La Chine renforce sa puissance et effraye parfois Moscou ce qui conduit la Russie à accroître ses investissements commerciaux et même militaires dans sa partie orientale.

Pékin étend son influence économique notamment dans les régions frontalières. Les produits chinois sont de plus en plus prisés par les Russes qui n’hésitent plus à les consommer soit en Russie soit directement en Chine.

Signe de la relative inquiétude russe, Vladimir Poutine a décidé de créer un ministère chargé du développement de l’Est dans son nouveau gouvernement nommé fin mai. Une compagnie d’Etat a même été mise en place pour gérer les ressources de ces régions.

Et pour l’avenir ? La Russie et la Chine sont elles condamnées à devenir rivales ou peuvent elles continuer leur partenariat tout en veillant jalousement sur leurs propres intérêts stratégiques ?

Tout juste réélu, Vladimir Poutine a choisi de nouer des amitiés fort utiles avec les prochains maîtres de Pékin, en particulier avec le vice-Premier ministre Li Keqiang qui devrait succéder d’ici la fin 2012 au Premier ministre Wen Jiabao.