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Syrie : toujours les clivages diplomatiques

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Syrie : toujours les clivages diplomatiques

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Le massacre perpétré ce mercredi à Hama a suscité de vives réactions des Occidentaux notamment de la part des Etats-Unis. Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, en visite à Istanbul pour un sommet sur le terrorisme, a qualifié ce jeudi cette tuerie d’“inadmissible”. Et elle a réitéré son souhait de voir Bachar el-Assad quitter le pouvoir.

“Nous sommes prêts à travailler avec tous les pays, y compris tous les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-elle dit. Et nous procéderons ainsi à la condition que toutes ces réunions de travail admettent au préalable le nécessaire départ de Bachar Al-Assad et l’instauration d’une nouvelle démocratie en Syrie”.

Les Etats-Unis, ainsi que des pays européens et arabes ont décidé de former un “groupe de coordination” en faveur de l’opposition syrienne. La première réunion de ce groupe aura lieu en fin de semaine prochaine.

Et pendant que les Occidentaux réaffirment leurs positions, les Russes et les Chinois font de même. Réunis ce jeudi à Pékin, les présidents Vladimir Poutine et Hu Jintao ont redit leur opposition à toute ingérence militaire.

“La position de la Chine et de la Russie est très claire, a rappelé Cheng Guoping, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères : nous sommes fermement opposés à toute intervention étrangère. Nous réitérons le principe selon lequel c’est aux Syriens eux-mêmes de résoudre leur problème”.

Pékin et Moscou ont également rappelé leur attachement au plan de paix de Kofi Annan. Un plan censé avoir instauré un cessez-le-feu depuis presque deux mois.