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L'Opep veut pomper moins, pas l'Arabie Saoudite

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L'Opep veut pomper moins, pas l'Arabie Saoudite

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L‘évolution des cours du pétrole brut a subi des forces contraires ces dernières heures : tout d’abord les propos rassurants de la chancelière allemande Angela Merkel sur l’intégration européenne qui ont enthousiasmé les courtiers du marché et puis, à la veille d’une réunion de l’Opep à Vienne, les propos du ministre saoudien du pétrole qui appelle à la hausse des quotas de production du cartel, alors que certains de ses membres lui demande de les réduire.

“Le printemps arabe ça signifie que là oú il s’est produit, les pays subissent constamment la pression de leur propre peuple, affirme Johannes Benigni, directeur de JBC Energy. Et l’Etat a besoin de prix élevés car il ne peut faire machine arrière en terme de prestations sociales. Parallélement, pour les investisseurs c’est difficile d’aller dans ces pays parce qu’ils ne peuvent pas être sûrs de la stabilité politique de la région concernée”.

Les cours du brut ont perdu 30 dollars depuis la mois de mars dernier, ma is ça n’empêchera pas l’Irak qui entend redevenir un des grands producteurs pétroliers de la planète de présenter jeudi et pour la première fois depuis longtemps, son propre candidat au poste de secrétaire général de l’Opep. Un candidat qui pourrait être élu car il représente un moyen terme entre les positions de l’Arabie Saoudite et celles de l’Iran : les deux plus gros producteurs de l’Organisation exportatrice.