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Rio+20 : l'espoir ténu d'une nouvelle impulsion pour le développement durable

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Rio+20 : l'espoir ténu d'une nouvelle impulsion pour le développement durable

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20 ans après le sommet de la terre, la conférence Rio+20 est censée remettre la planète sur la voie du développement durable. Les chiffres des Nations unies confirment l’urgence : en 20 ans, la population urbaine a cru de 45%, les émissions de CO2 de 40% et nous avons perdu 30% de biodiversité.

Les ressources naturelles ne sont toujours pas inépuisables, et elles viennent bien souvent de régions où la population en bénéficie peu. D’où l’association des objectifs de développement durable et d‘éradication de la pauvreté. Mais comme le souligne le WWF, en cette période de turbulences financières, la tentation est encore plus forte de remettre à plus tard.

“En ce moment, nous sommes esclaves des systèmes financiers et économiques. Nous avons fait d’eux nos maîtres. Au lieu d’utiliser la finance et l‘économie pour nous aider à réaliser nos objectifs à long terme de prospérité et de bien-être, nous sommes plus que jamais les esclaves du système financier” , regrette Tony Long, de la section européenne du WWF.

Et si les énergies vertes ont progressé, elles ne compensent pas toujours les dommages causés par ailleurs. La Chine, championne des panneaux photovoltaïques, est aussi le premier pollueur mondial. Certains s’inquiètent également de l’influence du monde des affaires.

“La plupart des industries du monde ont un poids économique supérieur aux Etats. Devrions-nous les laisser faire ce qu’elles veulent ? Devrions-nous les laisser faire de la nature un marché parce qu’elles ont besoin de plus d’espace pour les marchés financiers maintenant ?” , s’insurge Martin Pigeon, du Corporate European Observatory.

Les économies émergentes, qui représentent aujourd’hui un tiers de la population mondiale, ne sont pas prêtes à verdir leur développement à n’importe quel prix, or le monde occidental rechigne à payer la note demandée : entre 30 et 100 milliards de dollars par an.