DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'europe au coeur du G20

Vous lisez:

L'europe au coeur du G20

Taille du texte Aa Aa

e G20 qui s’est achevé hier au Mexique aura été très largement dominé par l’Europe et ses soucis financiers. Car lorsque la zone euro vacille, l’ensemble des marchés de la planète tremble. Accusés par le reste du monde de contribuer au marasme économique, les dirigeants européens sous pression s’en sont plutôt bien sortis, montrant plutot convaincant sur leur volonté de s’en sortir une fois pour toutes.

Barack Obama: “Nos amis d’Europe ont bien saisi la gravité de la situation et vont de l’avant avec un sentiment d’urgence accru. Je me félicite des mesures importantes qu’ils ont prises pour favoriser la croissance, la stabilité financière et la responsabilité fiscale. Aucun d’entre eux ne résoudra complètement les choses la semaine prochaine, dans deux semaines ou dans deux mois, mais chaque pas montre que l’Europe s’oriente vers une plus grande intégration plutôt que l‘éclatement”.

Car les enjeux des Européens vont bien au delà de leurs frontières. Si la crise s’aggrave en Europe, elle touchera forcément les Etats-Unis dont l’Europe est le principal partenaire commercial, et de fait compromettrait sérieusement de réelection de Barak Obama.

Pour autant, pas de réponses concrètes et précises à la crise, mais celles ci seront attendues très prochainement….

François Hollande:
“Nous les Européens, nous nous sommes fixés trois volontés communes, que nous aurons à traduire pour le sommet européen de la fin du mois, la croissance, la stabilité financière et la responsabilité financière”

Reste à se mettre d’accord sur un plan d’action. Ou plutôt à obtenir l’accord d’Angela Merkel. On est encore loin de la convergence de vue. Et ce sera donnant donnant. La chancelière de son côté continue d’insister sur l’union politique : “J’ai de mon coté redit clairement que nous avons besoin de plus d’Europe, et besoin d’approfondir notre coopération, parce que les marchés évoluent ensemble…”

Les défenseurs de la croissance, France et Italie en tête, ou de l‘émission d’euro-obligations à laquelle Berlin s’oppose, devront faire un pas vers cette intégration politique pour espérer un assouplissement de l’Allemagne.

Le sommet des 28 et 29 juin est très attendu par le reste du monde, ce sera l’occasion de vérifier si les Européens tiendront les engagements pris devant la communauté internationale.