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France : un binôme à la tête du groupe parlementaire écologiste


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France : un binôme à la tête du groupe parlementaire écologiste

Mercredi 20 juin, les députés d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont désigné François de Rugy (élu dans la première circonscription de Loire Atlantique) et Barbara Pompili (élue dans la deuxième circonscription de la Somme) pour assurer la présidence de leur groupe, baptisé “écologiste”, à l’Assemblée nationale. Le député de Gironde Noël Mamère en devient le porte-parole.

L’élu de Bègles s’était dans un premier temps déclaré candidat à la présidence du groupe, puis a indiqué, lors de la première conférence de presse du groupe, “laissé sa place à un binôme”. “Cela se fait bien au Bundestag, au Parlement européen, au Conseil de Paris ; je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas à l’Assemblée” a-t-il précisé.

Mais, problème, le règlement de la chambre des députés ne permet pas à un groupe d’être présidé collégialement. “Nous travaillons au toilettage de ce règlement” a déclaré François de Rugy, l’un des deux présidents. Une demande de modification sera ensuite transmise au(à la) futur(e) président(e) de l’Assemblée nationale.

Un groupe parlementaire, une première pour les écologistes

Ce n’est qu’en 1997 que les premiers écologistes ont fait leur entrée à l’Assemblée. Parmi ces "sept pionniers", Dominque Voynet, Guy Hascoët, Yves Cochet et Noël Mamère. Ils ont écrit une des pages de l’histoire de l’écologie politique en France, une histoire qui débute en 1974 avec la candidature à l’élection présidentielle de Réné Dumont. Les résultats des législatives suivantes en 2002 (3 députés) et en 2007 (4 députés) n’ont sans doute pas été à la hauteur des espérances des écologistes. Mais ils témoignent tout de même d’un encrage dans le paysage politique français. Réélus à chaque élection, Mamère et Cochet peuvent être définis comme des "éléphants" verts, du fait de leur poids sur la scène politico-médiatique.

Au second tour des élections législatives du 17 juin, 18 écologistes ont été élus, mais seulement 17 siégeront au Palais Bourbon. Elue à Paris, Cécile Duflot, ministre de l’égalité des Territoires et du Logement, s’est en effet retirée en faveur de sa suppléante socialiste Danièle Hoffman-Rispal. Depuis l’avènement de l’écologie politique en France, le résultat obtenu dimanche dernier est “historique”. Jamais autant d’écologistes n’ont été désignés par les urnes pour aller représenter les Français sur les bancs de l’Assemblée. Un succès qui doit beaucoup à l’accord passé avec le Parti Socialiste en novembre 2011. Et ce, même si certaines personnalités écologistes espéraient au moins 20 élus. Mais le seuil de 15 députés nécessaire pour constituer un groupe a été atteint, soit l’objectif principal d’EELV.

Quelles ambitions pour les écologistes ?

Aujourd’hui EELV compte, en plus de son groupe parlementaire à l’Assemblée, un autre groupe au Sénat (depuis 2011), des députés européens, des maires, des conseillers généraux et régionaux et bien sur des ministres. A n’en pas douter, la mairie de Paris semble un des objectifs affichés par les verts (Cécile Duflot ?). Mais avant tout, quelle sera la position des écologistes à l’Assemblée nationale ? Quelle sera leur liberté de parole ? Les socialistes, par la voix d’Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, ont déjà indiqué que les écologistes auraient “la liberté d’expression, mais pas la liberté de parole”, du fait de l’accord passé entre les deux partis. La marge de manœuvre semble donc délicate pour les écologistes. De plus, avec un PS majoritaire à l’Assemblée, les verts devront sans doute faire preuve de consensus pour espérer faire progresser leurs idées de prédilection.

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