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Egypte : compromis indispensable entre le président et les généraux

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Egypte : compromis indispensable entre le président et les généraux

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L’armée égyptienne se plie mais ne rompt pas.
Désormais, elle n’est plus autorisée à arrêter des civils comme bon lui semble. La justice vient d’invalider le décret qui lui permettait de le faire depuis le 13 juin dernier. Les organisations de défense des droits civiques, qui dénonçaient un retour à l‘état d’urgence, ont été entendues.

Cette concession permet d’apaiser les discussions en cours sur la transition du pouvoir. Le nouveau président élu Mohamed Morsi et les généraux, qui tiennent les rênes de l’Egypte depuis la chute d’Hosni Moubarak, semblent petit à petit trouver des compromis. Le Parlement, dissous il y a une dizaine de jours, devrait en grande partie être reconduit sans nouvelles élections. En échange, le président, issu de la confrérie islamiste des Frères musulmans, pourrait s’entourer de six vice-présidents d’autres tendances politiques, dont une femme et un chrétien.

Autrement dit, Mohamed Morsi doit déjà “mettre de l’eau dans son vin”. “Le président et le guide suprême des Frères musulmans entrent dans un mouvement de réconciliation, explique l’analyste politique Hassan Abu Taleb. Alors, j’imagine que Mohamed Morsi ne va aller vers aucune confrontation avec le Conseil suprême des forces armées, en tout cas pas à ce moment là”. Les pouvoirs du président égyptien restent un sujet de discorde. L’armée les a fortement rognés, comme par hasard juste avant le second tour de la présidentielle.