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La vision de l'Allemagne au sommet européen de Bruxelles

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La vision de l'Allemagne au sommet européen de Bruxelles

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S’il est un point sur lequel l’Allemagne peut s’entendre avec ses partenaires européens du sud du continent c’est bien sûr le pacte de croissance de 120 milliards d’euros que les 27 devraient avaliser sans trop de difficultés.

Mais sur les mesures qui feraient avancer l’intégration économique de la zone euro comme les mesures d’urgence pour aider les pays les plus fragiles de l’union monétaire, rien n’est gagné.

“Je pense que jeudi on peut s’attendre seulement à une opération marketing, affirme Oliver Roth analyste chez Close Borthers Seydler Bank. Ce que je veux dire c’est qu’ils parlent d’un programme de 120 milliards d’euros pour aider la croissance et qui peut facilement être adopté. Mais c’est pas ça qui va aider les pays périphériques en ce moment”.

L’Allemagne, avec un chômage équivalent à 6,8% de la population active alors qu’il est attendu à 11,4% dans la zone euro et une consommation intérieure bien mieux orientée que celle de ses partenaires fait de la discipline budgétaire, un préalable à la solidarité nord/sud dans la zone euro.

“Ce n’est pas que nous l’Espagne n’ayons pas grand-chose à dire, affirme Javier Diaz-Gimenez, économiste espagnol; nous n’avons rien à dire du tout. C’est tellement évident que les arguments et les décisions se jouent entre l’Allemagne et la France qui sont les deux réels propriétaires de l’euro”.

L’Allemagne est donc opposée aux mesures d’urgence que sont la mutualisation de la dette et le rachat d’obligations d’Etat par le fonds de secours de la zone euro et qui feraient baisser la pression sur les marchés de la dette.

Et ceci pour deux raisons : le gouvernement Merkel pense que rien ne sera jamais suffisant pour calmer les marchés et que les Etats ne réforment que sous la pression.