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C‘était sa promesse de campagne. Le 23 mars 2010, après des mois de débats acrimonieux et un texte voté au forceps, Barack Obama signe la réforme du système de santé américain.

En proposant d‘étendre les droits à une couverture maladie à des millions d’américains, le démocrate, en début de mandat, dit alors répondre à l’appel de l’histoire.

“Une fois que cette loi sera appliquée, avance le président américain, des bourses d’assurance santé seront créés, et avec l’aide de l’Etat, les personnes exclues des soins pourront alors souscrire à une assurance de qualité et abordable. Ils pourront constituer un grand groupe, et bénéficier des mêmes droits que les membres du Congrès.”

Intitulée “Loi de Soins Abordables”, la réforme vise l‘égalité face aux soins, sans discrimination liée à l‘âge, au sexe ou à l’etat de santé préexistant du patient.

Concrètement, il s’agit de protéger 32 millions d’américains exclus de l’assurance maladie.

Autre visée de cette réforme : réduire les coûts et inciter les gens à s’assurer avant d‘être gravement malades, et de pousser alors l’Etat à intervenir.

Représentant plus de 17% du PIB aux Etats-Unis, la santé est un secteur ruineux pour le pays… Et pour le patient.

“Sans assurance santé, les gens ont tendance à reporter les soins, explique le docteur Basim Khan. Car quand ils se présentent aux urgences, on leur demande des milliers de dollars… Mais si la situation dégénère, s’ils ont une attaque, qu’ils sont paralysés, on se retrouve à dépenser encore plus. Car ils ne peuvent plus gagner leur vie, et alors on essaie de leur fournir des soins, mais bien souvent c’est trop tard.”

Peut-on obliger la quasi-totalité des américains à se doter d’une couverture maladie avant 2014 sous peine d’amende, comme le prévoit la réforme?

C’est l’un des points très controversés de la réforme, et dont la Cour suprême doit juger s’il est conforme à la constitution américaine.

Dans l’attente de la décision, plusieurs manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment de la plus haute juridiction des Etats-Unis.

“Nous voulons une réforme du système de santé, mais nous ne souhaitons pas que les solutions soient imposées par l’Etat”, clame une citoyenne américaine, hostile à la réforme du président Obama.

La loi sur l’assurance maladie continue donc d’alimenter les passions, et s’invite en chemin dans la campagne électorale.

L’adversaire républicain de Barack Obama, Mitt Romney promet d’abroger l’“Obamacare” s’il est élu… Une attaque de circonstance : l’ancien gouverneur du Massachusetts ayant institué une législation similaire dans cet Etat.

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