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Le Minitel français vit ses derniers instants


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Le Minitel français vit ses derniers instants

Samedi 30 juin, France Telecom désactivera définitivement le Minitel, cet ancêtre de l’Internet. Lancé en 1981 dans un département, étendu l’année suivante à l’ensemble du territoire, cet appareil composé d’un écran et d’un clavier a compté jusqu‘à 25 millions d’usagers au milieu des années 90. Puis il a été submergé par la vague du web.

“Avec le Minitel, on a inventé nombre de technologies d’aujourd’hui, explique le haut-fonctionnaire qui a supervisé le projet”, Jean-Paul Maury. “Le fait qu’un terminal puisse accéder à l’autre bout du monde comme un service en ligne, ça a été inventé par le Minitel. Et c’est le réseau Internet d’aujourd’hui.”

Le Minitel comptait encore des nostalgiques de 3617 Annu, pour retrouver le nom d’un abonné à partir de son numéro de téléphone, ou, bien sûr, toute la série des 3615 Ulla, etc., que l’on surnommait le minitel rose.
Mais on dénombrait moins de 500 000 utilisateurs ces derniers mois. Avec la fin du Minitel se tourne aussi une page de l’histoire française des télécommunications.

France Telecom a mis en place une collecte dans tout le pays pour que les 600 à 700.000 Minitels encore en circulation soient démantelés et recyclés. En 2011, 129 tonnes de terminaux ont été désossés sur le site de l’entreprise toulousaine Envie 2E et ce chiffre atteint 100 tonnes sur la période janvier-avril 2012. Sur chaque appareil, 89% des matériaux sont recyclés: le verre du tube cathodique est refondu, les coques en plastique
deviennent par exemple des pare-chocs de voiture et les circuits imprimés sont broyés pour en récupérer les métaux.

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