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Sommet de Bruxelles : une histoire de compromis

Comme sur les terrains de football, lItalie a fait plier l’Allemagne à Bruxelles : c’est, en tous cas, ce dont on se félicite à Rome.
Madrid affiche aussi un air satisfait, suite aux concessions arrachées à Angela Merkel. Au lendemain du sommet européen, les deux pays sont soulagés d’avoir trouvé un accord et surtout les moyens de desserrer l‘étau qui les étranglait sur le marché de la dette.

“Nous avons tous voulu cette monnaie et nous voulons la garder”, a dit Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol. “Nous voulons plus d’intégration, une meilleure intégration fiscale, et bancaire.”

Ayant pris quelques heures en otage le pacte de croissance, Madrid a obtenu que le fonds de secours puisse recapitaliser directement les banques en difficulté et l’Italie que ces fonds de secours soient sollicités pour racheter sa dette. Mais rien ne se fera sans une supervision intégrée des banques de la zone euro. Pour l’Allemagne, cet accord est donc fidèle à sa philosophie : pas de prestation sans contrepartie.

“Ces deux mesures doivent être soumises à de strictes conditions”, renchérit Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, sinon elles ne seront pas crédibles et n’aboutiront pas aux résultats escomptés”, a-t-il estimé.

La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre : Madrid et Milan clôturaient à la hausse ce vendredi et les taux d’emprunt des deux pays redescendaient autour des 6%.
Il semble finalement que ce soit l’Eurozone dans son ensemble qui sorte vainqueur de ce sommet.

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