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Le CERN annonce la découverte d'une particule qui pourrait être le Boson de Higgs


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Le CERN annonce la découverte d'une particule qui pourrait être le Boson de Higgs

Les scientifiques du Cern de Genève ont mis en évidence une nouvelle particule subatomique qui pourrait être le Boson de Higgs, considérée comme cruciale dans la formation de l’univers.

“Je peux confirmer qu’une particule a été découverte qui est compatible avec la théorie du boson de Higgs”, a déclaré John
Womersley, directeur général du Science & Technology Facilities Council britannique lors d’un événement à Londres.

Joe Incandela, porte-parole d’une des deux équipes qui cherchent à prouver l’existence de la célébre particule
élémentaire, a de son côté déclaré devant des personnes réunies au Conseil européen pour la recherche nucléaire (Cern) à Genève: “C’est un résultat provisoire, mais nous pensons qu’il est très solide”

Le boson de Higgs est un élément central du modèle standard, la théorie qui éclaire la structure fondamentale de la matière.

Cette théorie, qui décrit les interactions entre particules, au niveau quantique, se base en partie sur l’idée que deux des
quatre forces fondamentales, la force faible et la force électromagnétique, sont de même nature.

Cette force, dite électrofaible, rassemblerait l‘électricité, le magnétisme ou la lumière, mais cette unification n’est concevable que si les particules porteuses de force n’ont pas de masse, ce qui n’est a priori pas le cas.

Dans les années 1960, les Belges Robert Brout et François Englert, d’un côté, et le Britannique Peter Higgs, de l’autre,
ont trouvé une solution en postulant l’existence du “boson”, dont le champ aurait permis aux autres particules d’acquérir une masse, juste après le Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années.

Mais même s’ils annoncent dès mercredi avoir découvert une nouvelle particule, les physiciens du CERN devront avoir eu le temps de vérifier qu’il s’agit bien du boson déduit en 1964 par le Britannique Peter Higgs et ses collègues pour expliquer ce qui donne une masse aux particules élémentaires dans la théorie du “Modèle standard”. Et non pas d’une particule encore plus “exotique” qui ouvrirait la voie à de nouvelles théories.

Tout se joue au coeur du LHC de Genève depuis que son principal concurrent, le Tevatron américain, a été définitivement fermé l’an dernier.

C’est dans cet anneau de 27 km de circonférence situé à 100 mètres sous terre que les physiciens font s’entrechoquer des milliards de protons en espérant trouver la trace du boson dans les débris, une cascade de particules, à l’aide de myriades de détecteurs.

En décembre dernier, la cachette du boson de Higgs s‘était déjà singulièrement réduite, les deux expériences indépendantes en cours au LHC (ATLAS et CMS) pointant vers une région comprise entre 124 et 126 gigaélectron-volts.

Mais la marge d’erreur restait bien trop importante pour permettre aux chercheurs d’affirmer formellement avoir “découvert” le boson.

Ce n’est sans doute plus désormais qu’une question de temps, mais jusqu‘à preuve du contraire, “la seule chose qu’on ne connaît pas sur le boson de Higgs, c’est s’il existe et quelle est sa masse”, selon le mot d’un d’entre eux.

Reuters/ AFP

Images avec l’aimable autorisation du CERN)

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