DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Manifestations en Ukraine après l'adoption d'une loi en faveur du russe


Ukraine

Manifestations en Ukraine après l'adoption d'une loi en faveur du russe

A Kiev en Ukraine, de violents affrontements ont opposé la police anti-émeutes à des centaines de manifestants ce mercredi. Ces derniers, qui scandaient leur mécontentement envers une loi visant à renforcer l’usage du russe dans le pays, ont été repoussés à coups de matraques et de gaz lacrymogènes. Ils craignent que la primauté de l’ukrainien, langue officielle, soit menacée. “Pour l’Ukraine, c’est une question symbolique”, explique un manifestant. “Beaucoup de gens pensent que si nous perdons notre langue nationale nous allons vraiment perdre notre identité. Nous allons rester ici aussi longtemps que nécessaire afin d‘être sûrs que cette loi sur le russe comme seconde langue ne soit pas validée”, ajoute-t-il.

Le texte, qui confère au russe le statut de langue “régionale” dans les zones où il est parlé par une majorité de la population, a été adopté ce mardi en seconde et dernière lecture.

Il n’aura force de loi que si le président du Parlement puis le chef de l’Etat, y apposent leur signature. Or, le président du Parlement a présenté sa démission ce mercredi. “Nous avons été trompés, j’ai été trompé et plus largement c’est toute l’Ukraine qui a été trompée et il faudra du temps pour qu’on se rende compte des effets de cette supercherie”, a dit Vladimir Litvin.

Le russe est la langue natale de près d’un tiers des Ukrainiens, notamment dans l’est du pays. Les opposants au Parti des régions, le parti pro-russe au pouvoir, voient ce texte de loi comme une menace face à l’influence de Moscou.

La question est plus que sensible. L’adoption du texte a même donné lieu à des affrontements entre députés au parlement ukrainien.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Allemagne: une expulsion, une prise d'otage et une tuerie