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Egypte : bras de fer entre la présidence et l'Armée sur le Parlement

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Egypte : bras de fer entre la présidence et l'Armée sur le Parlement

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Ils se sont réunis devant le Parlement égyptien pour réïtérer leur soutien au président Mohamed Morsi, engagé dans une épreuve de force avec l’appareil judiciaire et l’armée.
A peine investi du pouvoir exécutif, Mohamed Morsi avait annulé, par décret, la dissolution du Parlement, ordonnant ainsi aux députés, frères muslmans majoritairement, de siéger à nouveau.
Mais, ce lundi, veille de la reprise des sessions parlementaires, la Haute cour constitutionnelle égyptienne a rejeté cette décision de rétablir le Parlement.

“Le président a été élu, il est légitime, plaide cet homme venu soutenir Mohamed Morsi. Il est le seul à pouvoir rétablir le Parlement. Il a été élu par 30 millions d‘égyptiens et ils n’ont pas voté pour ces 19 personnes qui veulent nous diriger.”

La Cour a affirmé que ses décisions étaient “définitives” et “contraignantes”.
Rappel légaliste également de l’armée, qui souligne la souveraineté de la constitution.

“La ligne pour les partis libéraux et de gauche, indique ce député d’un parti libéral, c’est de ne pas siéger à la session de ce jour, de respecter la décision de la Cour constitutionnelle.”

Cette décision maintient de fait le pouvoir législatif dans les mains du CFSA, le Conseil suprême des forces armées, le temps que soit organisée l‘élection d’une nouvelle Assemblée du peuple.