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Trois otages algériens libérés dans le nord du Mali

Selon un porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), trois des sept otages algériens ont été libérés jeudi 12 juillet. Le consul d’Algérie à Gao, Sais Boualem (sur la photo au centre), et six de ses collaborateurs avaient été enlevés début avril par ce groupe. La libération de ces trois algériens réduit à seize le nombre d’otages retenus par différents groupes islamistes.

Parmi eux figurent six français, détenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a affirmé jeudi qu’ils étaient vivants mais auraient été séparés par leurs ravisseurs.
“Nous avons toutes les raisons de penser qu’ils sont en vie”, a déclaré M. Fabius lors d’une rencontre avec l’Association de la presse diplomatique.

Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont été évincés le 11 juillet de leur dernier bastion d’Ansogo par les islamistes armés du Mujao. Ces derniers contrôlent désormais la totalité du nord du Mali. Contrairement aux rebelles touaregs laïcs, les islamistes ne cherchent pas l’indépendance du Nord mais veulent imposer la charia, la loi islamique, dans tout le pays.

Le gouvernement de transition mis en place à Bamako après le retrait de militaires putschistes qui avaient renversé le 22 mars dernier le président Amadou Tounami Touré, est totalement impuissant face à ces exactions. Les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) préparent depuis plusieurs semaines l’envoi éventuel au Mali d’une force militaire dont l’effectif serait de plus de 3.300 hommes, pour aider l’armée malienne à reconquérir le Nord, une option fortement soutenue par Niamey.

Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, en visite ce jeudi au Niger, a souhaité qu’un dialogue s’ouvre “très rapidement” au Mali avec ceux qui sont prêts à “combattre le terrorisme” dans le nord du pays, désormais contrôlé par les islamistes.
“Nous sommes prêts à commencer le dialogue avec nos frères maliens qui se trouvent sur le terrain aux côtés ou opposés aux gens d’Aqmi”, a déclaré M. Diarra à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou.

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