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PSA : l'heure aux négociations

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PSA : l'heure aux négociations

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Après l’annonce choc du plan de suppressions d’emplois chez PSA Peugeot Citroen, l’heure est aux négociations. Le gouvernement français entame des discussions avec les syndicats aujourd’hui, demain le président du directoire Philippe Varin sera reçu par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Jugé inacceptable par le président Hollande, le plan de suppressions d’emplois a mis les ouvriers de l’usine d’Aulnay-sous-bois en colère.

“On va tous être licenciés ici, s’exclame un ouvrier. Varin c’est un menteur, les patrons c’est des menteurs, c’est des criminels, maintenant ils veulent licencier les salariés, maintenant nous, on va être en guerre avec eux.”

Le plan de PSA supprime 8 000 emplois en France, ferme l’usine d’Aulnay avec 3000 emplois et supprime 1.400 postes sur les 5.600 du site de La Janais près de Rennes

La fermeture d’Aulnay est la première dans l’industrie automobile en France depuis 20 ans. Le secrétaire CGT de PSA Aulnay, Philippe Julien : “On ne nous a toujours pas donné de raison de fermeture de ce site, qui est une usine moderne, extrêmement bien située, avec l’accès à l’aéroport, chemin de fer, autoroute, située près de Paris, dans l’axe nord-sud. Il n’y a aucune raison de fermer cette usine, on fabrique la C3 qui est la voiture la plus vendue du groupe, c’est elle qui tire les ventes en ce moment sur le groupe PSA, il nous reste 450 mille voitures à fabriquer prévues par la direction, donc ça pourrait nous mener au moins jusqu‘à 2016 en production.”

L’industrie automobile française a reçu 4 milliards d’euros d’aide de l’Etat il y a quelques années,les syndicats ne l’ont pas oublié.

“Nous ce qu’on demande au gouvernement, c’est qu’il fasse respecter les accords qu’il a signés et que PSA a signés ajoute Philippe Julien. Il y a eu des accords, des conventions, par lesquels PSA a reçu des énormes subventions, des centaines de millions. Dans cet accord, en contrepartie, PSA s’engageait à maintenir l’emploi.”

Après la grève de jeudi, les activités ont repris à l’usine. Tous sont au travail. Le ton employé est dur, le syndicat considère le plan de restructuration de Peugeot Citroën comme une déclaration de guerre, mais l’ambiance reste calme et responsable.