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Le résidu de canne à sucre comme alternative industrielle


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Le résidu de canne à sucre comme alternative industrielle

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“La canne à sucre de République dominicaine est notre point de départ. D’abord, le sucre est extrait, puis vous obtenez la bagasse, son résidu. Il s’agit de notre matière première de départ, précise Wim Van Rhijn, directeur général chez TransFurans Chemicals.”

Et c’est une matière première qui se révèle pleine de potentiel.

Dans cette usine de Belgique, une nouvelle ère de produits est développée à partir de la matière fibreuse extraite de la canne à sucre.

“Cette matière ligneuse est cuite à haute température, et voici ce qui en découle, un produit chimique pur, qu’on appelle Furfural, dont le goût ressemble à celui de l’amande. Cela sert de base à nos nouveaux produits, et nous aboutissons à un polymère d’alcool furfurylique dont nous extrayons des substrats, raconte Hans Hoydonckx, directeur du développement chez TransFurans Chemicals.”

La résine bio produite par TransFurans Chemicals vise à remplacer les huiles traditionnelles faites à partir de matières plastiques, de manière plus durable et respectueuse de l’environnement.

“Premier exemple concret avec les matériaux
stratifiés haute pression. Nous fabriquons également des composants pour l’industrie automobile, toujours à partir de résine bio, moulée à haute température, mais ici nous avons remplacé le papier par une fibre naturelle. (…) La structure de la résine permet aussi de renforcer la matière textile, qui reste biodégradable, mais le processus se fait de manière beaucoup beaucoup beaucoup plus lente que pour cette autre pièce. Résultat, le textile dispose de plusieurs vies avant de commencer à se désintégrer dans la structure du sol.”

“Et dans cet autre cas de figure, nous remplaçons les thermoplastiques standards comme le polyéthylène, explique-t-il.”

Cette technologie de résine bio a été développée sur plusieurs projets européens de recherche.

Et les expériences et tests réalisés dans des universités ont déjà permis de créer des produits disponibles sur le marché.

Prochaine étape : identifier les secteurs cibles pour ces “nouveaux matériaux verts”.

“Ces produits issus de la biomasse sont en soi intéressants, comme le fait d’avoir une étiquette éco ou bio sur un produit est sans doute un plus, mais la plupart du temps cela ne suffit pas, il faut apporter plus de valeur ajoutée sur le marché, soutient Wim Van Rhijn, directeur général de TransFurans Chemicals.”

http://www.transfurans.be/

http://www.ili-lignin.com/projects/ecobinders.php

http://www.biocomp.eu.com

http://www.bioagrotex.eu/

http://www.natex.eu/

http://www.woodyproject.eu/

http://www.fire-resist.eu/

Links:
Ecobinders http://www.ili-lignin.com/projects/ecobinders.php
Biocomp http://www.biocomp.eu.com/DesktopDefault.aspx?tabindex=0&tabid=15
Natex http://www.natex.eu/
Woody http://www.woodyproject.eu/
Bioagrotex http://www.eucia.org/files/2011%20Poznan%20(2).pdf
Fireresist http://www.fire-resist.eu/FireResist/index.xhtml
Transfurans Chemicals http://www.transfurans.be/

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