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Jeux Olympiques : la parité hommes-femmes en ligne de mire

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Jeux Olympiques : la parité hommes-femmes en ligne de mire

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Les Jeux Olympiques de Londres 2012 ont une saveur d’inédit. L’Arabie Saoudite, Brunei et le Qatar autorisent la participation d’athlètes féminines sous certaines conditions. Les compétitrices saoudiennes devront, par exemple, être accompagnées d’un proche, respecter la non-mixité et être habillées selon les normes de la loi islamique. Ils étaient les trois derniers pays à n’avoir jamais eu de concurrentes en lice.

La participation aux Jeux a été un long chemin pour le “sexe faible” et ce depuis la création des Jeux Olympiques antiques, où la présence des femmes était interdite même en tant que spectatrices.

Retour sur les grandes dates de l’Olympisme au féminin.

En 1896, Pierre de Coubertin crée les Jeux Olympiques modernes. Quatre ans plus tard, en 1900, les femmes font leur apparition essentiellement dans deux disciplines : le tennis et le golf. Cette année là, les jeux se tiennent à Paris et les stars sont Margaret Abbott, golfeuse américaine et Charlotte Cooper, tenniswoman anglaise. Cette dernière remporte le simple dames et le double mixte.

Dès 1912, un nouveau sport est ouvert aux femmes : la natation. L’Australienne Fanny Durack devient la première championne olympique du 100 mètres nage libre. Au fil des années, de plus en plus de sports sont autorisés aux femmes. Un nombre croissant d’entre elles participent aux épreuves et montent sur les podiums.

A Londres en 1948, dix ans après la mort de leur créateur, les Jeux modernes attirent de plus en plus de spectateurs… et d’athlètes féminines. 10% des 4 104 athlètes venus de 59 pays sont des femmes.

En 1992, les Jeux de Barcelone accueillent 9 356 athlètes dont 2 704 femmes. Hassiba Boulmerka, athlète algérienne âgée à l’époque de 24 ans, brave des menaces de mort proférées par des islamistes pour participer à cette compétition. Elle est la première africaine a gagné une médaille d’or en athlétisme.

Women’s 1500m Barcelona 1992 Olympics

La même année, la chinoise Zhang Shan surprend la gente masculine en empochant l’or à l’épreuve mixte de tir en skeet – une discipline se rapprochant du ball-trap. Depuis, la Fédération internationale de tir a décidé de séparer les concurrents masculins et féminins de cette discipline.

Zhang Shan 1992 Barcelona

En 2000, à Sydney, le pourcentage de femmes présentes aux JO approche les 40%. L’Australie célèbre en grandes pompes le centenaire de la participation des femmes aux Jeux Olympiques. Cathy Freeman, figure de proue de la cause aborigène, est désignée pour allumer la flamme olympique. Elle devient championne olympique du 400 mètres de cette édition.

Cathy Freeman 400m Olympics

En 2004, aux JO d’Athènes, trois femmes s’illustrent en intégrant le top 5 des athlètes les plus médaillés toutes disciplines et sexes confondus :

  • Natalie Coughlin, nageuse américaine – 5 médailles (dont 2 en or)
  • Petria Thomas, nageuse australienne – 4 médailles (dont 3 en or)
  • Cătălina Ponor, gymnaste roumaine – 3 médailles (toutes en or)

En 2008, enfin, les Olympiades d’été se déroulent en Chine. Lors de ces Jeux, 42% des athlètes sont des femmes et une épreuve supplémentaire, le 3000 mètres steeple, leur est pour la première fois ouverte. De plus, le pays de l’enfant unique accueille 302 épreuves sportives : 165 compétitions strictement réservées aux hommes contre 127 pour les femmes et 10 mixtes : la parité est presqu’au rendez-vous. Londres fera-t-il mieux ?