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Après Moody's, l'Allemagne réaffirme sa volonté de stabilité

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Après Moody's, l'Allemagne réaffirme sa volonté de stabilité

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“Une ancre de stabilité dans la zone euro : c’est ce que l’Allemagne va continuer à être”, ce sont les termes employés par le ministère allemand des finances en réaction à l’avertissement de Moody’s qui menace le triple A de l’Allemagne qui reflète sa solidité financière. Moody’s explique sa décision par l’incertitude croissante qui entoure la crise de la dette en zone euro.
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“Il ne s’agit que d’un coup de semonce, affirme David Kohl, analyste chez Julius Baer Bank. Et il est trop tôt pour être inquiet de cette décision et de la valeur intrinsèque des obligations allemandes.
Car tout revient à ça : la perspective des obligations souveraines : quelle est leur note de crédit ? La réponse est toujours le triple A.”.
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Les taux d’intérêt attachés à la dette allemande ont certes légèrement augmenté après la décision de Moody’s tout comme les français d’ailleurs mais pas de panique sur les marchés : les places boursières européennes et allemande en particulier n’ont pas ou peu réagi mardi à l’annonce de Moody’s. Les allemands en règle générale ne sont pas plus ébranlés par la décision de l’agence de notation.
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“Je préfèrerai sortir maintenant dit cet homme en parlant de la zone euro, ou plutôt pousser la Grèce dehors. Parce que nous devons soutenir l’ensemble des programmes d’aide, c’est pourquoi je suis inquiet.
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“Moody’s a juste voulu se manifester dans cette période creuse de l‘été, affirme cet autre citoyen : je pense que ici en Allemagne la situation est stable et c’est plus sage de ne pas donner trop de valeur à des hypothèses hasardeuses”.
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Ainsi, des six pays noté triple A par l’agence, la Finlande est la seule bénéficiant d’une perspective favorable. Mais attention, la dégradation qui plane sur la note allemande ne veut rien dire. En aout 2011, l’agence Standard & Poor’s avait dégradé le triple A des Etats Unis ce qui n’empêcha pas Washington d’emprunter sur les marchés obligataires à des taux toujours aussi bas.