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JO : Londres en état de siège


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JO : Londres en état de siège

Londres dans la dernière ligne droite avant les Jeux olympiques, la tension monte – pour les athlètes, entraineurs, organisateurs, sponsors, médias, les Londoniens. Frénésie, et sécurité maximale dans la capitale britannique. Les autorités se disent prêtes face à un défi qui s’avère gigantesque:

Jeremy Hunt, ministre pour la Culture, Sport, Olympiades et médias :

“Nous nous attendons à voir environ 1 million de personnes en plus qui rentrent à Londres chaque jour. En termes de défi sécuritaire, c’est comme si on avait 36 championnats du monde, tous en même temps. Cette semaine on devrait avoir ici quelque 100 chefs d‘état”.

Le gouvernement revendique le mérite d’un dispositif de sécurité flexible, capable de remédier aux failles éventuelles… il est échaudé : G4S, la plus grande agence privé de sécurité au monde, n’a pas été en mesure de recruter le nombre des agents requis. Une défaillance qu’il a fallu combler en urgence.

Aux 13.500 militaires prévus, se sont donc rajoutés 3.500 soldats plus encore 1.200. G4S avait prévu de fournir 10.400 agents, elle n’en fournira finalement qu’ un peu moins que 6.000.

Jamais plan de sécurité n’aurait été aussi complexe depuis la seconde guerre mondiale assure le gouvernement, qui a misé sur la collaboration de tous :

James Brokenshire, ministre à la Sécurité :

“La police travaille avec les militaires, avec le comité d’organisation, avec les agences de sécurité, et d’autres. C’est cette approche basée sur la collaboration qui nous aidera à appliquer notre solide plan de securité”

Résultat, Londres semble comme en état de siège : patrouilles omniprésentes, check-points, snipers sur les toits, batteries de missiles sol-air en pleine ville, une porte-hélicoptères sur le Tamise, des avions de chasse, des hélicoptères Puma en renfort… délire sécuritaire pour certains Londoniens qui critiquent cette débauche de moyens.

Mais la capitale britannique reste traumatisée
par les attentats terrifiants du 7 juillet 2005, 56 tués dans des stations de métro, le lendemain de son obtention des Jeux Olympiques. Des entraînements en simulation ont été organisés ces ders jours.

Les vieilles ombres des Olympiades planent dans l’air londonien, Atlanta, en 1996: deux morts, et plus de cents blessés. Et plus loin dans le temps, les Jeux de Munich en 1972, et la prise d’otages de l‘équipe israélienne. En alerte après l’attentat du 18 juillet contre ses ressortissants en Bulgarie, Israel
protègerait ses athlètes avec ses propres agents de sécurité

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